Les gorges du Debed sont un haut-lieu des monastères arméniens.
Sanahin et Haghbat (celui-ci a été le premier inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO) sont parmi les plus intéressants et les plus importants du pays.
Mais commençons par Kobayr.
A quelques kilomètres de l'hôtel, Kobayr est un hameau de 6 ou 7 maisons sur le bord de la route.
Le guide "Evasion" évoque un chemin sur la gauche. Il y en a plusieurs.. mais nous trouvons des enfants à qui nous demandons le chemin. Ils nous proposent (par le langage des signes !) de nous accompagner. C'était en effet nécessaire. Nous grimpons un raidillon sous les arbres qui serpente entre quelques maisons très vétustes. Poules, canards, chats, veaux se promènent en liberté.

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Après une jolie grimpette dans la nature de 15 mn environ, nous arrivons sur le site.
Nous n'y sommes pas seuls. Pas de touristes, non !  Mais des ouvriers qui travaillent sur les bâtiments, avec pour projet de reconstituer notamment les voûtes qui abritent de magnifiques peintures murales du 13ème siècle. Ces peintures sont restées, malgré les effets du temps et l'effondrement de la voûte et du plafond de l'église. Elle représentent la cène, avec au centre un portrait du Christ saisissant.
Le site à flanc de montagne est exceptionnel. Et les restes du monastère très attachants.

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Tous les échafaudages nécessaires à la restauration sont en bois.

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Nous quittons Kobayr très heureux de cette découverte et reconnaissants à l'égard des enfants qui nous ont permis d'y accéder, sans rien demander en échange. Ils semblaient fiers de "leur" monastère, tout comme les ouvriers qui y travaillaient et qui nous ont montré en détail ce qu'il fallait voir.

Nous poursuivons vers le nord, vers Alaverdi. Une ville dédiée elle aussi aux mines de cuivre. Selon certains, c'était une ville tellement polluée que la mortalité infantile y était l'une des plus élevées de l'URSS. Aujourd'hui, c'est une ville assoupie, dans un cadre naturel d'exception, où dominent les bâtiments industriels immenses d'une époque révolue. La ville s'étend du fond des gorges jusqu'à un plateau élevé; un vieux téléphérique inattendu ici continue de faire l'aller/retour.

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A Alaverdi comme ailleurs, les jeunes filles arméniennes sont
toujours souriantes et très soignées.

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Nous nous arrêtons dans un restaurant; comme souvent il y a des musiciens.
Comme toujours, les personnes présentes sont très étonnées de voir ainsi une famille française sans accompagnateur et sans chauffeur. Voici les images des musiciens et de nos plats très traditionnels.
Un ensemble de salades avec en vedette des tomates et des gros cornichons (proches du concombre au goût), et de la viande cuite au barbecue. Toujours du fromage, un genre de tomme et du pain arménien (lavach), le tout présenté en même temps.

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Le vin n'est pas vraiment recommandable.
Le Coca Cola est comme partout... et ses vertus sont ici estimables !

Un peu de shopping avant de reprendre la voiture. Il y a un ancien grand magasin russe (un "Hypermag" selon l'enseigne écrite en cyrillique) face à la gare routière. Et toute une succession de petites boutiques: boucherie, téléphonie, alimentation, bazar...

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Nous montons ensuite dans la ville haute pour rejoindre le fameux monastère
de Sanahin. La ville haute n'est pas beaucoup plus attrayante que la ville basse... mais comme dans beaucoup de quartiers vétustes, nous ne sentons pas de tensions particulières.

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Ah ! Bon Dieu c'qu'il est blême, mon HLM
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Et enfin, après avoir à nouveau demandé notre chemin, nous trouvons le monastère
de Sanahin. Tout proche de la ville, mais une atmosphère d'isolement pourtant.
Un véritable ensemble fondé en 934 et dont la construction se poursuivra pendant
quatre siècles.

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Sur le chemin de Haghbat...
Le monastère de Haghbat est un peu plus au nord. Nous repassons par Alaverdi et nous arrêtons à la maison qui a vu naître le créateur du Mig 21. Ensuite, nous rejoignons la route qui suit les gorges. Avec des contrastes saisissants entre nature sauvage et complexes industriels plus ou moins abandonnés...

Le MIG 21 exposé
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Métallurgie lourde à Alaverdi
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Puis arrivée au prestigieux monastère.
Nous y croisons quelques touristes arméniens et russes (nous y serons d'ailleurs invités à diner), mais bien peu de monde toutefois pour visiter cette merveille.

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Il s'agit d'un ensemble de bâtiments; les plus anciens datent de 980; le "campanile", le plus récent, date lui de 1260.
Les églises arméniennes sont aménagées en deux parties distinctes; le "gavit", qui correspond en quelque sorte à la nef de nos églises, mais davantage séparée du lieu où l'on officie, qui pourrait être grosso modo le choeur. Ce dernier espace est en général très haut.

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Nous quittons le monastère dans la soirée et rejoignons notre hôtel en photographiant
maisons, isbas, et paysages de ces vallées du nord.

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Nous n'avons pas bien compris ce dont il s'agissait.
Un encouragement pour l'armée d'Arménie ?
Merci à la traduction d'un internaute : Le texte de l'affiche se lit "I pars angakhoutiane",
c'est-à-dire "à la gloire de l'indépendance".

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Demain, nous quittons la vallée du Debed pour nous rendre au lac Sevan.